Bien manger le midi améliore la productivité de vos collaborateurs

Vous vous en doutiez un peu, en considérant vos propres performances. Une étude de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) le confirme pleinement : oui, un repas équilibré constitue un élément important pour la productivité d’un individu. Nos conseils pour en tirer toutes les – bonnes – conséquences.

Cette étude est parue certes il y a près de 15 ans (2005) mais au rythme où évoluent nos comportements alimentaires d’une part, le temps accordé aux repas d’autre part, elle est plus que jamais d’actualité.

20% de productivité à gagner ?

On en retiendra surtout ce chiffre : une alimentation équilibrée des collaborateurs peut améliorer de près de 20% leur productivité, selon cette agence de l’ONU. Sur le plan qualitatif, dans nos pays où l’offre est variée et abondante, les déséquilibres proviennent souvent d’une alimentation trop lourde, trop grasse ou trop sucrée. Les effets négatifs sont soit de court terme (somnolence après le déjeuner), soit de plus long terme : obésité, diabète, troubles cardiovasculaires, qui sont à l’origine d’arrêts maladie.

Des mesures faciles à prendre et à faire accepter

En tant que chef d’entreprise, vous avez tout intérêt à vous impliquer sur un sujet qui concerne la santé de vos collaborateurs et leur présence efficace. Personne ne pourra vous en vouloir de prendre des mesures simples, qui vont dans le sens d’un repas plus équilibré

Donner du temps : pour commencer, autoriser un temps de pause suffisant pour éviter le recours aux repas pris trop rapidement, mais sans que cette pause ne soit « subie » (voir encadré)

Apporter des fruits : un plateau de fruits de saison renouvelé chaque semaine revient à quelques dizaines d’euros par mois. Pour le plein de vitamines en toutes saisons et une lutte efficace contre les microbes et virus, l’entreprise peut organiser ce service en demandant une quote part à ses collaborateurs.

Un endroit où se poser : prévoir un espace pour la prise de repas, en commun ou en solo n’est certes pas toujours obligatoire. Mais fortement conseillé, avec des conséquences positives pour l’esprit d’équipe ou encore la qualité de la pause déjeuner. En effet, lorsqu’on déjeune à plusieurs, on mange plus lentement, avec une sensation accélérée de satiété, donc une nourriture moins riche. Et pouvoir cuisiner un peu permet de manger plus sainement.

Des distributeurs « light » : Si vous mettez des distributeurs à disposition de vos salariés, privilégieé des produits sains comme des sachets de fruits secs ou d’oléagineux (amandes, noisettes, noix de cajou), des gâteaux secs bio ou des barres de chocolat noir.

Des fontaines à eau : une évidence ? 2% de déshydratation peut en effet réduire de 20% les performances. Mais surtout, proposer de l’eau, c’est autant de sodas sucrés qui ne seront pas bus….

Proposer des titres restaurants : conçus à l’origine pour favoriser la prise de repas équilibrés par les salariés, les titres restaurants n’on jamais perdu cette vocation. Même s’ils servent aujourd’hui aussi à améliorer le pouvoir d’achat dans les supermarchés, ils ont gardé cette dimension alimentaire forte. Et l’employeur qui décide d’en offrir à ses salariés fait un geste fort, à la fois en direction de leur portemonnaie mais aussi de leur santé.

Convaincu ? Bon appétit alors. Car n’oubliez pas que dans tous les cas, votre exemplarité sera payante : le patron aussi s’arrête pour déjeuner et ne répond plus au téléphone !

Quel temps accorder à la pause déjeuner ?

La loi stipule que l’employeur doit accorder une pause d’au moins vingt minutes (non rémunérée sauf si au cours de cette pause le salarié doit rester disponible, par exemple pour prendre les appels téléphoniques émanant de sa hiérarchie) au bout de 6 heures de travail. Elle est donc obligatoire de fait lors d’une journée en horaire continu.

Mais 20 minutes, c’est insuffisant pour bien manger dans de nombreux cas. Deux solutions sont en particulier envisageables pour l’entreprise :

  • Elargir ce temps de pause légal (à 45 minutes par exemple), à prendre sur un créneau élargi (12h- 14h) pour permettre l’étalement des absences de poste. Cette durée est à la fois réaliste pour permettre une prise alimentaire dans le calme et en même temps, n’allonge pas trop la journée de travail globale (7h légales + 45 minutes au total) ce qui préserve la qualité de vie familiale.
  • Limiter le temps de pause, par exemple à 30 mn, mais en le rémunérant. Cette pratique, répandue notamment sur les chantiers, permet aux possesseurs de gamelles de se restaurer correctement, sans avoir toutefois le temps d’aller au restaurant. Ce qui évite certaines tentations néfastes – sucreries, alcools, etc. En rémunérant la pause déjeuner, l’employeur sacralise aussi le moment
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