Commerce et e-commerce: une alliance qui peut rapporter gros

Croissance, meilleure qualité de service rendue aux clients, dynamique d’innovation, visites en hausse dans les boutiques et création d’emplois : deux études démontrent les atouts du mix entre les canaux de vente physiques et numériques pour les TPE et PME.

Selon une étude menée à l’été 2017, par l’institut d’études marketing et de sondages d’opinion Harris Interactive, les TPE et les PME françaises étaient très en retard concernant les pratiques de e-commerce en complément des pratiques de vente classiques. En effet, seulement 19% utilisent ce canal de commercialisation pour leurs produits (33% chez les plus de 50 salariés), avec un chiffre d’affaires en ligne ne dépassant pas en moyenne 6,2% du chiffre d’affaires global de l’ensemble des TPE-PME françaises. A signaler toutefois : l’avance du secteur de l’hôtellerie-restauration, qui réalisait déjà plus de 23% de son chiffre d’affaires via ce nouveau canal. Raison invoquée par 61% des dirigeants interrogés : leurs doutes sur la pertinence du canal numérique pour leur activité. Un doute d’autant plus étonnant qu’à la même époque, près de la moitié des français consommaient déjà via internet.

Plus de croissance chez les TPE et PME pratiquant l’alliance commerce et e-commerce

Dommage pour ces TPE et PME sur la défensive, car elles se privent donc d’un important levier pour augmenter le volume de leurs ventes. Cette même étude d’Harris Interactive tend à le prouver : les interviewés pratiquant le e-commerce sont 45% à avoir enregistré une croissance de chiffre d’affaires, contre seulement 34% chez les non-pratiquants, et ont en sus des perspectives plus optimistes pour l’avenir. Et d’autres bénéfices connexes sont à souligner (Voir encadré).

Du côté des pratiques, le commerce en ligne est réalisé majoritairement via le site internet de l’entreprise (72% des cas) et via l’e-mailing (60%). Viennent ensuite les réseaux sociaux (39%), puis les places de marché (34%) et, enfin, les applications mobiles (30%).

Des sites de e-commerce de plus en plus rentables !

Certes, développer un site « from scratch » ou un espace de vente en ligne sur un site existant nécessite un investissement. La bonne nouvelle, c’est que cet investissement est désormais rentable. Une autre étude de 2018, menée cette fois par la société Oxatis en partenariat avec la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) et le cabinet Ernst & Young, révèle en effet que, grâce à la croissance du e-commerce, 53% des PME qui le pratiquent, ont vu ce canal atteindre la rentabilité en 2018 (contre 33% en 2017). En BtoB, on atteint même 87% de rentabilité !

Un canal numérique qui profite aussi aux territoires

L’étude d’Oxatis va plus loin, en soulignant que l’activité en ligne à un impact positif sur la boutique physique, pour 80% des interrogés, en termes de nombre de visites réelles notamment. L’ajout du canal numérique, en sus des ventes traditionnelles en boutique, aurait aussi un impact sur l’emploi :  9800 emplois créés en 2018, 13500 annoncés en 2019, soit 10% des créations totales d’emplois marchands prévus en France pour cette année. Et comme la moitié des sites de e-commerce des TPE et PME sont implantés dans des communes de moins de 20 000 habitants, ils contribuent directement à la dynamique des territoires !

8 bénéfices directs de l’alliance entre commerce et e-commerce

Les dirigeants de TPE et PME, pratiquants conjointement commerce classique et e-commerce, ont enregistré 8 bénéfices liés à cette alliance de canaux :

  1. Une augmentation de leur zone de chalandise (pour 74% d’entre eux),
  2. Une accélération de la vitesse de leurs ventes (70%),
  3. Une accélération de leur croissance (70%),
  4. Une dynamique internet facilitant l’innovation (64%),
  5. Une meilleure compréhension des clients (62%),
  6. Une amélioration de la qualité des services clients (58%),
  7. L’ouverture des portes vers les marchés étrangers (48%),
  8. La réduction de certains coûts (43%).

Chiffres Harris Interactive

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