La franchise, l’autre solution pour se lancer

crédit photo Franchise Expo Paris

Quel que soit le domaine d’activité qui vous attire, il existe sans doute une enseigne de franchise pour vous aider à lancer votre entreprise en vous appuyant sur un réseau et une marque déjà établis. Le dernier salon Franchise Expo a ainsi accueilli 500 marques représentant 90 secteurs économiques. Et les banques sont également de la partie pour apporter leur concours à votre financement initial.

Le 38ème salon Franchise Expo, qui s’est tenu fin mars à Paris, a démontré à ceux qui en doutaient l’attractivité qu’exerce toujours ce mode de lancement d’activité sur les entrepreneurs. Les chiffres sont impressionnants, avec plus de 500 enseignes françaises, dont 180 étrangères et 36 000 visiteurs qui se sont pressés dans les allées.

Pourquoi un tel succès ? Tout simplement parce la franchise permet de raccourcir les délais de lancement d’une activité, d’en minimiser les risques en s’appuyant sur des marques existantes et les services mutualisés qui les accompagnent. Comme le dit le slogan, « la franchise, c’est une façon sécurisée d’entreprendre ».

Le salon est donc l’occasion de « faire son marché » en contactant directement les têtes de réseau. Mais le programme des ateliers est également utile pour anticiper les écueils qui attendent les candidats à l’aventure, à commencer par le financement de leur projet.

Financement : sachez vous y retrouver

De toute façon, avant de se lancer, mieux vaut être à l’aise avec le vocabulaire en vigueur dans le monde des franchisés, des franchiseurs… et de leurs financeurs. Cela vous facilitera la tâche et vous rendra crédible auprès des banquiers que vous devrez solliciter. Idem auprès du possesseur de la franchise qu’il vous faudra séduire : n’oubliez pas en effet que la confiance reste un élément déterminant dans le choix de ses franchisés, en sus de leurs capacités financières.

Pour avoir le bon vocabulaire avec votre banquier ou le franchiseur : ce lexique sur le site Toute la Franchise vous aidera à distinguer trois éléments : l’investissement initial global (somme qu’il faudra débourser, au total, avant d’accueillir votre premier client), l’apport (sous-entendu personnel, rarement en dessous de 30% du total, ce qui rassure le franchiseur sur votre crédibilité et votre motivation) et enfin le droit d’entrée (pour accéder aux services de l’enseigne, à commencer par le droit d’utiliser la marque. Il vous ouvre aussi droit à des cycles de formation – avec immersion éventuelle en situation -, à des aides en matière de publicité, etc).

Une fois l’affaire lancée, il vous faudra également vous acquitter de redevances (royalties) dont le versement est le plus souvent mensuel et dont le montant peut-être, soit indexé sur le chiffre d’affaires, soit forfaitaire. Ce point est à négocier soigneusement lors de la signature du contrat de franchise.

Emplacement, logistique, gestion : des points cruciaux pour votre succès

Mais revenons au lancement. Comme pour n’importe quelle ouverture de commerce ou de service, vous devez soigner le choix de votre emplacement. L’enseigne va vous y aider grâce à ses études de marché et à sa connaissance du public visé par l’enseigne.

crédit photo Franchise Expo Paris

Un point d’attention spécifique au monde de la franchise consiste à scruter de près les éventuelles ouvertures d’établissements avec une offre similaire à la vôtre, voire de la même enseigne, à proximité du votre établissement . Ce point est à discuter avant de passer le contrat, pour négocier une exclusivité temporaire sur le territoire que vous allez tenter de conquérir.

Certaines franchises imposent de travailler avec leurs fournisseurs de produits. Elles interviennent aussi parfois au niveau de votre gestion, à la fois pour anticiper sur d’éventuels problèmes qui nuiraient à l’image de marque. Mais aussi, soyons clair, pour disposer d’un reporting précis sur l’activité de votre établissement et toucher ainsi les royalties qui leur sont dues au plus proche de la réalité.

Tout ceci peut être vécu comme une entorse à votre liberté d’entrepreneur. A l’inverse, il est appréciable, au moins pour la période du lancement, de pouvoir bénéficier de l’expérience accumulée du réseau et de ses achats groupés.

Contrat de départ… prenez le temps de bien le décortiquer

Raison(s) de plus pour bien lire le contrat que vous allez signer. Mais aussi pour aller au-delà des simples déclarations d’intention du franchiseur, qui aura toujours tendance à sur-promettre en termes de chiffre d’affaires par exemple. Voici une liste de questions que vous pourriez vous poser :

  • A quelle fréquence et avec quelle intensité sont réalisées les campagnes de publicité de l’enseigne ?
  • Quelles sont les formations prévues – payantes ou pas ?
  • Quel type d’aide me propose le franchiseur pour les problématiques autour de l’approvisionnement, de la communication (supports papier, internet, etc), d’informatiques, de recrutement, etc ?

Enfin, retenez que la durée du contrat est limitée dans le temps. Il est donc important de comprendre ce qui peut se passer à l’issue de la période : reconduction tacite – avec ou sans nouveau droit d’entrée -, mise en concurrence avec d’autres représentants de l’enseigne ouvrant à proximité, récupération pure et simple du fonds de commerce par l’enseigne – et si oui, sous quelles conditions ?

crédit photo Franchise Expo Paris

Même si cet examen pointilleux peut vous sembler fastidieux, le jeu en vaut peut-être la chandelle : car une fois rassuré sur tous ces points, vous pourrez vous consacrer pleinement et sereinement au développement de votre affaire… avec la perspective d’atteindre les points d’équilibre plus rapidement que si vous partiez seul à l’aventure !

Le service à la personne, le vent en poupe

Ce secteur d’activités est particulièrement recherché en ce moment. Plusieurs éléments concrets appuient l’hypothèse d’une forte croissance dans les prochaines années :

  • Vieillissement de la population avec des besoins importants (petits bricolages, jardinages, assistance médicale), y compris en milieu rural
  • Populations urbaines qui concilient des niveaux de rémunération élevées avec un manque de temps pour accomplir les tâches du quotidien
  • Professionnalisation des collaborateurs
  • Recherche de contrats à temps partiels

Parmi les enseignes en vogue, notons qu’O2 Care Services a lancé une grande campagne publicitaire (radio, affichage) début avril. Une manière de montrer aux candidats croisés fin mars lors du salon où elle était présente, tout le sérieux et la puissance de sa politique de communication ?

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