RSE et TPE, ça rime… à quelque chose

Imposée aux entreprises de plus de 500 salariés, la RSE, ou Responsabilité Sociale/Sociétale et Environnementale des entreprises, n’a rien d’obligatoire pour les TPE. Doivent-elles alors s’en préoccuper ? Voici 5 raisons pour un OUI massif ! Et les moyens de bien commencer avec…

RSE. Derrière cet acronyme se cache un concept fort d’engagement participatif de l’entreprise à l’équilibre de notre société. Né dans les années 60 pour une meilleure considération des salariés, le concept s’est enrichi depuis (Giec aidant) d’une double dimension de respect de l’environnement et de développement durable.

Depuis 2010, suite au Grenelle II sur l’environnement, la loi impose mêm aux entreprises de plus de 500 salariés, de rendre chaque année, avec leur rapport financier annuel, un rapport RSE démontrant actions et résultats concrets. Mais ce n’est pas une raison pour que les TPE s’excluent aujourd’hui du processus. Bien au contraire, elles devraient se saisir de leur RSE et l’intégrer au plus vite dans leur stratégie et ce pour 5 raisons majeures.

Raison 1 : leur représentativité de petites pierres d’un grand tout

Les 3,3 millions de TPE françaises représentent 95% des entreprises du pays. Elles offrent du travail à 2,3 millions de salariés, soit 1 sur 5. Chaque TPE est donc la petite pierre d’un énorme édifice économique et, en tant que telle, a un rôle de « cellule RSE » à tenir.

Raison 2 : l’urgence environnementale

Chaque petite pierre aujourd’hui compte d’autant qu’il n’y a plus de tergiversation possible. Le dernier rapport alarmiste du Giec, publié à l’automne 2018, et celui de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), sorti le lundi 6 mai 2019 ne peuvent qu’enjoindre à l’action immédiate.

Raison 3 : Parce qu’il suffit de suivre le guide

Si la feuille de route RSE est imposée aux grandes entreprises, elle est balisée avec beaucoup de clarté et d’humour, pour les TPE et PME, dans un guide impulsé par le ministère du travail, qui en a confié la réalisation au mouvement Ethic (Entreprises à taille humaine, indépendantes et de croissance). Ce « Carnet de route de la RSE » explique aux dirigeants de TPE et PME, de façon ludique et pratique, les étapes à suivre pour mener des actions concrètes de responsables sociétaux et environnementaux.

Raison 4 : Parce que la RSE est un facteur de performance, de croissance et de compétitivité

La RSE pousse à quoi, finalement ? A instaurer plus de dialogue social et à renforcer le bien-être entre les murs de l’entreprise ? Un bon point pour fidéliser les salariés et éviter de perdre ceux dont le dynamisme ou l’expertise rapportent. A économiser eau, gaz et électricité ? Un bon point pour réduire les factures. A mieux respecter ses fournisseurs ? Un bon point pour tisser des partenariats solides et être plus fort face à la concurrence. A savoir également : avoir une démarche RSE est de plus en plus souvent un prérequis pour accéder à des appels d’offres, notamment publics  et représente donc un véritable levier pour conquérir de nouveaux marchés.

Raison 5 : Parce que beaucoup de solutions sont déjà à portée de main

Lancer une démarche RSE n’est pas une montagne à déplacer. Il est important de savoir au préalable où en est l’entreprise et de nombreux outils gratuits d’audit permettent de le mesurer (Voir encadré). Les premiers pas peuvent se concentrer sur un poste, par exemple rendre les achats plus responsables, avant de passer au suivant. Il est recommandé aussi, bien sûr, de partager la démarche avec tous les salariés, de les informer, de les inciter, à trier, par exemple, en mettant des poubelles sélectives à disposition, ou encore de les impliquer dans une action qui fait écho à leurs valeurs : Pourquoi pas des ruches sur le toit du bâtiment ?

Des outils pour bien suivre sa progression en matière de RSE

Avant d’initier une démarche de RSE, il est important de diagnostiquer le fonctionnement de l’entreprise avec chaque composante de son écosystème pour identifier les attentes, les lacunes ou points forts, et les leviers d’amélioration les plus critiques.

Des experts (chers) sur le marché en ont fait un métier. Mais chaque dirigeant de TPE est fort bien placé pour effectuer lui-même ce diagnostic, grâce à des outils gratuits et simples.

Par exemple, ceux de l’association Riposte Verte, ceux de l’association Fidarec, ou encore celui du cabinet de conseil B&L évolution. Réitéré chaque année, ce diagnostic permet de suivre la progression RSE de la TPE.

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