Intelligence artificielle : elle envahit avec pertinence des outils dédiés aux TPE !

L’IA entre dans les TPE ? Oui, mais pas avec un pool de chercheurs à lunettes à la manœuvre. Ce sont plutôt des applications, avec ces technologies déjà bien intégrées qui aident déjà les dirigeants.

De nombreux médias s’accordent à expliquer aux TPE et PME, depuis plusieurs mois, que l’IA – l’Intelligence Artificielle – est sortie des laboratoires et que, à l’instar des grandes entreprises, elles doivent « s’en emparer pour survivre ».

Pas de panique : ces apôtres d’un nouveau genre vont peut-être un peu vite en besogne et surtout, ils confondent pour beaucoup une technologie et ses applications ! Pour commencer, l’IA est et reste une affaire de « labos », c’est à dire de chercheurs penchés sur des algorithmes simulant l’intelligence humaine. Des algorithmes qui évoluent certes depuis près de 70 ans, mais ne sont toujours pas capables de nous concurrencer pleinement. Petit exemple : un humain qui lit dix, vingt… cent fois la même bêtise sur Internet, allègrement relayée par des réseaux sociaux, peut douter, pas forcément par connaissance mais par intuition. Mais l’algorithme, faute d’informations contraires accessibles, enregistrera cette bêtise comme « vraie ».

Des applications avec de l’IA qui se démocratisent

Il convient de bien différentier le domaine de recherche que constitue l’IA, dans lequel les TPE et PME n’ont pas à se lancer – sauf à être une startup du numérique – des applications basées sur l’IA, c’est-à-dire intégrant des algorithmes auto-apprenants. Ces applications se sont effectivement démocratisées et peuvent faciliter des tâches ou seconder des collaborateurs dans la TPE, ou encore aider son dirigeant à prendre des décisions. En voici quelques exemples.

Les TPE sur LinkedIn : des messieurs Jourdain de l’IA

Lorsque qu’une TPE se créée un profil professionnel sur LinkedIn et qu’elle utilise des contacts suggérés par cette plate-forme pour recruter ou promouvoir son offre, elle profite de techniques d’IA, sans le savoir… Comme le monsieur Jourdain de Molière s’exprimait en prose.  Être sur LinkedIn, pour une TPE, est assurément un bon réflexe : cela procure une visibilité pertinente sur son activité, à de potentiels clients ou partenaires apporteurs d’affaires. Cette plate-forme professionnelle compte près de 600 millions d’utilisateurs, et le coût pour un compte professionnel démarre à moins de 25 euros par mois.

Un chatbot sur le site internet pour accueillir les visiteurs

Aujourd’hui près de ¾ des petites entreprises ont un site internet, mais celui-ci est souvent statique : les clients peuvent y découvrir l’offre, des tarifs, des horaires d’ouverture, mais s’ils se posent une question, ils sont obligés de prendre leur téléphone… à moins qu’ils ne préfèrent aller voir ailleurs. Doter son site internet d’un chatbot est un investissement certes (de 10 euros par mois à plusieurs centaines, selon ses capacités), mais ce petit robot de conversation « intelligent » peut aider à booster les ventes. Comment ? Tout d’abord il sait accueillir chaque visiteur du site internet, lui donnant le sentiment d’être unique, puis le guider vers le produit le plus approprié à son besoin et, enfin, répondre à des questions d’abord basiques, puis de plus en plus complexes, car il auto-apprend. Assisté d’un salarié au départ, il peut vite gagner en indépendance et libérer ce dernier pour des tâches à plus forte valeur ajoutée.

Gérer les relations client avec une double intelligence, humaine et artificielle

Bien sûr, ce qui fait la force d’une TPE c’est sa proximité et le contact humain qu’elle a la faculté de développer avec ses clients. Peu de TPE envisagent donc de s’équiper aujourd’hui d’un logiciel dit de CRM (Customer Relationship Management) pour gérer les relations avec leurs clients. Pourtant, ces logiciels se démocratisent en termes de coûts (certains sont même gratuits à télécharger, mais nécessitent parfois une petite formation payante) et surtout, intègrent de l’IA afin de mieux comprendre les attentes des clients. Ces outils épaulent le commercial, en lui suggérant des relances pertinentes de clients ou prospects, en l’aidant à cibler ses promotions, etc. Quelques exemples : Dolibarr, Hubspot, Vtiger CRM, ou encore Odoo.

Logos, recrutements… l’IA investit de plus en plus de domaines

Outre ces trois familles d’outils, l’IA investit aussi les applications en ligne de création de logo, par exemple, ou les plates-formes de recrutement, ou encore le domaine des échanges monétaires : les blockchains, notamment, intègrent des algorithmes d’IA.

Ayomi : la startup qui mise sur l’IA pour aider les TPE à trouver des investisseurs

En 2017, deux entrepreneurs français, Harold Zimé et Guillaume Touraine, ont développé une application basée sur l’intelligence artificielle, capable d’aider les dirigeants de TPE à trouver des investisseurs.

Où ? Sur les réseaux sociaux et les messageries électroniques. Comment ça marche ? Le logiciel part des contacts du dirigeants et sélectionne ensuite, en fonction de leurs profils et des messages échangés, qui dans les contacts des contacts… etc… de ses contacts serait susceptible d’investir dans son activité. Sont alors proposés aux sélectionnés, par mail ou sms, la possibilité d’investir.

Intrusif ? Oui, un peu. Efficace : beaucoup d’après ses créateurs. Discret quand même ? Oui, car toujours selon eux, seulement 10 à 15% des connaissances directes font partie des investisseurs. En savoir plus : https://ayomi.fr/

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