Véhicules : ce qui a changé au 1er juillet

A la question de savoir s’il va faire beau pendant les vacances, d’autres sujets de discussion animent les réunions de famille et repas entre amis depuis le 1er juillet : « Mon véhicule va-t-il passer au contrôle technique ? » ; « De quelle vignette ai-je besoin pour circuler dans paris ? »  – Retour sur les deux mesures phares de l’été, ce qui change pour les automobilistes.

Diesel, place au décrassage !

Le durcissement du contrôle technique concerne principalement les modèles diesel. Le but ? Faire la chasse aux véhicules polluants, mal ou pas entretenus. Voitures trafiquées, filtre à particules encrassé, enlevé volontairement, défaut sur catalyseur … les centres de contrôle technique s’équipent d’outils plus performants pour détecter la moindre anomalie.

Le nouveau test anti-pollution mesure les taux de rejets de CO2, ainsi que l’opacité des fumées à l’échappement. Il s’effectue obligatoirement sur un moteur chaud, et après sept accélérations franches sensées reproduire une conduite en situation réelle. Là où 1,4% des voitures se trouvaient recalées à cause de leur pollution, on parle d’environ 5% dans les mois à venir !

Les seuils de tolérance sont donc revus à la baisse, et contrairement à ce que l’on peut penser, ce ne sont pas les véhicules diesel les plus vieux qui sont les plus inquiétés. Le durcissement du contrôle technique touche en effet les modèles aux normes les plus récentes, Euro 4, 5 et 6, les seuls dotés de systèmes de filtration et dépollution.

Si la procédure se veut rallongée de quelques minutes pour vérifier l’ensemble des points de contrôle, le prix du contrôle technique quant à lui, ne devrait pas bouger (entre 65 et 75 euros en moyenne). Tout automobiliste tenté de s’y soustraire, s’expose à 135 euros d’amende, une immobilisation du véhicule, sans parler du risque d’accident grave à cause d’une défaillance qui n’aurait pas pu être détectée.

Ile-de-France, des restrictions de circulation

Du côté de Paris, pour certains véhicules, de nouvelles mesures rendent l’accès à la capitale limité, voire totalement interdit. Si depuis 2 ans, les voitures non classées dans le système Crit’Air, et celles avec la vignette 5, ne sont pas autorisées à circuler en semaine de 8h à 20h (sous peine de se voir acquitter de 68 euros d’amende), c’est au tour des vignettes Crit’Air 4 d’être concernées. Il s’agit plus précisément des :

  • voitures essences, avec première mise en circulation avant le 1er janvier 1997 ;
  • voitures diesels, avec première mise en circulation avant le 1er janvier 2006

Si les Crit’Air 3 (essence d’avant 2006, et diesel d’avant 2011) semblent pour l’instant en sursis, de nombreuses « zones à faible émission de particules », dites ZFE, sont entrées en vigueur à partir du 1er juillet. Leur accès se limitant aux véhicules les moins polluants, la mise en place de ces ZFE inscrit la capitale dans un plan de restriction progressif, dont l’objectif est d’éradiquer le diesel en 2024, l’année des Jeux Olympiques !

Enfin, pour réduire les émissions d’oxydes d’azote (NOx) issues du trafic routier, un dispositif de circulation différenciée est automatiquement activé en cas de pic de pollution, dès que le seuil d’alerte est atteint. Concrètement, les voitures les plus anciennes (ne disposant pas de vignettes Crit’Air 0, 1, 2) sont interdites de circulation. Ce dispositif de circulation différenciée reste une mesure d’urgence. Il est assez rare, tant les seuils de déclenchement sont élevés…

Le 1er juillet marque le début d’une nouvelle ère dans la chasse aux véhicules polluants, notamment les modèles diesel. Si le durcissement du contrôle technique fait place au décrassage, avec des seuils de tolérance au plus bas, de nombreuses restrictions de circulation (différenciée, ZFE) viennent renforcer la volonté, certes progressive mais bien réelle… de voir disparaitre totalement le diesel d’ici quelques années. Les méthodes sont-elles plus justes ? Le débat est ouvert.

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